Cette semaine, j’innove, je ne fais pas de chronique, je fais un blog. C’est un peu pareil mais en plus détaillé. Il suffit de partir du principe qu’on a quelque chose à raconter et que ça va intéresser des gens. Ça arrive vraiment dans 2% des cas. Dont ceux sur comment faire son sac pour une semaine de randonnée ou comment sortir un bout de verre de sa plante de pied.

Je vais donc tout vous raconter de ma vie trépidante, en mode logorrhée, des fois que ça puisse vous servir, donner des repères aux plus désorientés d’entre vous, amener une subjectivité de plus dans ce vaste monde.

Je dois aussi dire que je comprends mal comment on trouve le temps de lire des blogs, mais cette fin de semaine, peut-être que vous aussi vous en avez à tuer, du temps, coincé dans une auberge au fin fond du Jura (à Charmoille pour être précise, prononcer plutôt comme chamois que comme chenoille) sous un orage à faire envisager la fin du monde, avec des débuts de cloques aux pieds.

Je vous explique par exemple que j’ai eu le chat d’une amie en pension pendant 10 jours en juin, et que c’est chou les chats. Elle m’avait dit «Tu verras, elle va passer 48 heures terrée (voire atterrée ou terrassée) sous un meuble et trouver des coins inimaginables pour se planquer». Le premier soir elle prenait des postures absurdes sur le dos, à mes côtés, SUR le canapé, pas franchement tétanisée, et le jour suivant en rentrant du travail c’est vrai que je l’avais égarée dans un 2,5 pièces pourtant pas très meublé. Elle s’était enphysiquée derrière des casiers de bibliothèque et a fini par en sortir à l’heure des croquettes, en marche arrière, posture pas très conséquente selon moi question instinct de survie mais bon.

Je continue et dans le blog d’aujourd’hui, je vous raconte qu’on a été un peu déçus du petit déjeuner lundi matin à l’auberge de la Caquerelle (c’est pas un nom d’oiseau ni une qualité particulière de popo, juste un lieu-dit), que je suis consternée de ne trouver ni œuf dur, ni céréales sans sucre, ni fromage du coin sur le «buffet» et que j’ai commencé la journée en semi-dépression face au manque de sens de la diététique des tenanciers, journée où il a, qui plus est, fallu dégommer des tiques et passer à gué des sentiers transformés en ruisseaux pour l’occasion.

La semaine prochaine – qui sera dans quatre semaines en fait, car le journal est aussi en vacances –, je vous dis tout du trajet Charmoille-Porrentruy-St-Ursanne à pied, au cours de l’été 2021. Ré-jouissons-nous.

Magali Charlet

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