Le coin jardin – Des rosiers sains et saufs

Le coin jardin – Des rosiers sains et saufs
13 Mai 2019

Nous en parlions en septembre passé de nos chers rosiers, car il s’agissait de la période idéale pour les bouturer ou les greffer. Hé bien, plantez-les maintenant!

Si comme moi il vous reste une tige de rosier bouturé sur les trois plantés en pot, on peut se dire que c’est une réussite. En effet, le bouturage (mode de multiplication par un morceau d’une plante mère: tige, feuille, racine, rameau) dépend également du temps qu’il a fait durant l’hiver (pluie, froid, gel,…). Vous avez donc pu rencontrer quelques tiges couleur marron qui signalent que la bouture n’a pas fonctionné et a séché. Pour les autres tiges vertes et dont les feuilles s’en donnent à cœur joie, c’est donc le bon moment pour les planter dans vos massifs et remplacer ainsi les rosiers âgés ou chétifs.

Utiliser le purin d’orties

Abordons présentement l’entretien de ces fleurs assez communes dans nos jardins. Jusqu’à leur floraison, c’est-à-dire de la fin de l’hiver à courant mai, on pratiquera un traitement à la bouillie bordelaise. C’est un produit cuprique qui est accepté et toléré dans l’agriculture biologique et qui lutte contre les maladies fongiques et les acariens.

Ce traitement a un effet préventif et également de lutte lorsque la maladie s’installe. On reconnait facilement l’oïdium a son envahissement blanchâtre sur les feuilles et les boutons floraux. À noter aussi que l’oïdium peut être prévenu avec une utilisation de lait écrémé diluée à 10% (1dl de lait pour 1 litre d’eau).

Je préconise ensuite entre les périodes d’épanouissement de pulvériser une fois par mois un mélange dilué de purin d’orties et/ou de décoction de prêle. Le purin va fortifier la plante et également lui permettre de lutter contre les pucerons. La décoction quant à elle peut remplacer la bouillie bordelaise contre la maladie des tâches noires, la rouille ou encore l’oïdium.

Terminons avec le parasite le plus commun des rosiers: les pucerons. Qu’il soit noir, vert, jaune, cendré ou encore farineux, cet insecte issu de l’ordre des Hémiptères (cochenilles, punaises ou encore cigales) est un «suceur» qui peut vite envahir tout un parterre. Si on ne fait rien, ils peuvent même s’attaquer à d’autres plantes potagères et décoratives. La lutte biologique la plus efficace reste le savon noir (dilué à 5% soit 5 cuillères à soupe pour un litre d’eau). Sinon place au large panel bio que vous trouverez dans votre jardinerie.

Christophe Nançoz

 

En 3 mots

LES DICTONS DU MOIS
– À la Ste-Solange (10 mai), on sème les haricots.
– Le temps de Ste-Judith (5 mai) dure jusqu’au dix.
– Plus mai est chaud, plus l’an vaut

MA RECETTE DE «PURIN D’ORTIES»
Dans un bidon refermable (10, 30 ou 60 litres), remplir de moitié avec de l’eau de pluie ou de source. Ajouter des feuilles d’orties jusqu’au 2/3. Laisser macérer à l’abri du soleil direct durant quinze jours minimum en brassant chaque jour. Filtrer puis utiliser