Dimanche passé, c’est par 68,3% que la population de Penthaz a balayé l’arrêté d’imposition 2019-2020 (taux de participation: 51,26%. Cette votation faisait suite à un référendum communal demandé par 532 citoyens (sur 1244) en décembre 2018. Ces 43% de signataires ont donc convaincu deux tiers de la population dans les urnes au final. «Je ne suis pas surpris du résultat, commente le syndic Philippe Besson. Et bien évidemment, nous allons respecter la volonté populaire. Cela dit, les deux points d’augmentation d’impôts qui nous ont été refusés font passer la dette prévue de CHF 175’000.- à CHF 300’000.-. Il faudra donc prendre des mesures sur le fonctionnement 2019 avec la difficulté de notre marge de manoeuvre qui est on ne peut plus réduite. » Et le syndic d’estimer que cette fameuse marge de manoeuvre se situe entre 15% et 20% du budget, le reste constituant des dépenses intangibles au niveau de l’intercommunalité et du canton.

Définir des pistes d’économie

«Mardi prochain 26 mars, poursuit M. Besson, la Municipalité se réunira pour déterminer les décisions formelles qu’elle se devra de prendre afin de limiter l’impact de cette votation sur la population. On va définir plusieurs pistes et nous communiquerons d’ici à la prochaine séance du Conseil communal fixée au 23 mai. Mais je ne vois pas comment on
pourra faire sans réduire ou supprimer toute une série de prestations ou de subventions communales.»

Faire oeuvre de pédagogie

Dans un communiqué qu’il avait fait paraître il y a un mois dans le Journal de la Région de Cossonay, l’exécutif avait évoqué des «fake news» du comité référendaire qui poursuivait, selon les termes de la Municipalité, «sa campagne de désinformation, d’ailleurs dénoncée par certains signataires du référendum». Et d’ajouter: «La hausse de deux points d’impôt a été acceptée par le législatif communal pour financer le déficit structurel de la future UAPE, aujourd’hui retardée malgré une pétition soutenue par quasi autant de signatures que le référendum. Qu’ils gagnent ou qu’ils perdent, une chose est sûre: les référendaires auront su insuffler une atmosphère délétère dans notre village.»

Aujourd’hui, le collège municipal est donc placé devant une double équation: réduire les dépenses tout en faisant oeuvre de pédagogie, en expliquant les raisons de ces futures coupes, reports ou réductions de prestations, de manière à ce que l’on retrouve une atmosphère plus sereine à Penthaz.

Pascal Pellegrino