Film sympa et… des paysans !

Demain soir, vendredi 6 mai rendez-vous à 18h45 au cinéma de Cossonay! Vous y assisterez à l’avant-première du film «Les folies fermières», en présence du réalisateur Jean-Pierre Améris accompagné de David Caumette, le paysan dont l’histoire (vraie) a inspiré cette sympathique comédie française dont la sortie officielle est agendée au mercredi 11 mai.

Outre le petit jeu de mots en titre de cet article, ce film est vraiment… dépaysant, au sens où on sort du pays des emmerdes (en gros, notre quotidien) pour goûter à cent-dix minutes touchantes, marrantes, parfois bouleversantes – ce dernier adjectif, sans vous en dire davantage, étant lié à une naissance au cœur du long métrage. Cela dit, le film n’est pas déconnecté de la réalité. Il y a le contexte, marqué par les difficultés (parfois ou souvent insurmontables) des paysans, en l’occurrence français. Ce contexte en constitue même le point de départ.

Un éloge des rêveurs

En janvier 2018, le réalisateur lyonnais Jean-Pierre Améris («Mauvaises fréquentations», «Les émotifs anonymes», «Une famille à louer»…) est tombé sur un reportage consacré à David Caumette aux actualités régionales de France 3. Cet agriculteur tarnais de 39 ans, a repris en 2007 la ferme de ses parents. Face aux énormes difficultés qu’il rencontre pour développer l’exploitation, il saisit l’impérieuse nécessité de diversifier son activité d’éleveur. Il a ainsi créé une boucherie, une ferme auberge et… un cabaret!

Améris est fasciné par la trajectoire de cet homme qui veut sauver son domaine avec une idée aussi fantaisiste que celle de créer un cabaret: «Je trouvais beau le fait qu’il ait toujours cru à son projet malgré les obstacles placés sur sa route. C’est un vrai héros de cinéma; un opiniâtre comme je les adore. De surcroît, les moments d’accablement qu’il a traversés m’ont ému. À force d’affronter des tempêtes, il m’a confié avoir pensé un jour mettre fin à ses jours. Il faut savoir que – à cause des difficultés qu’ils traversent, de l’isolement et de la fatigue accumulée à travailler sans cesse sans gagner un centime – un agriculteur français s’enlève la vie chaque jour…»

«Les folies fermières», c’est «un éloge des rêveurs qui concrétisent leurs rêves», selon la formule de Jean-Pierre Améris. Le bonus, c’est que ce rêve ne profite pas qu’à un seul individu: Comme David Caumette le dit lui-même, «le spectacle est aussi dans l’assiette». Dès l’origine, il a conçu le cabaret pour sauver sa ferme et sauver aussi les producteurs alentours. Ainsi, chez lui, à Garrigues (Tarn), commune de 275 habitants située à 30 km à l’Est de Toulouse, les produits du coin sont vendus sans intermédiaire. Et on y mange très bien!

Distribution réjouissante

Demain soir, vendredi 6 mai à 18h45 au cinéma de Cossonay, découvrez le film en avant-première – avec une distribution réjouissante emmenée le génial duo Sabrina Ouazani – Alban Ivanov. Puis, il sera l’affiche à Cossonay les jeudi 12, vendredi 13 mai, samedi 14 et dimanche 15 mai à 20h30. Et si votre curiosité vous pousse à découvrir le vrai cabaret, dirigez-vous sur le site: lesfoliesfermieres.com. Vous pourrez même y réserver votre place, si vous séjournez bientôt dans le Tarn…

Pascal Pellegrino