Le 1er janvier 2023 est entrée en vigueur la loi sur la protection du patrimoine naturel et paysager (LPrPNP). Parmi la quantité de sujets traités par cette loi, le Canton demande aux communes d’élaborer un règlement communal de protection du patrimoine arboré et de recenser les arbres remarquables à inscrire à l’inventaire cantonal. Le règlement est à l’heure actuelle soumis au Conseil communal.
Au niveau de l’inventaire, le projet a débuté au printemps 2024 sous la direction de Jean-Claude Challet, municipal en charge, épaulé par un consultant externe spécialisé en la matière. Selon une liste de critères définis par le Canton, les arbres sur le territoire communal, hors forêt, ont été évalués en fonction de leur essence, de la circonférence de leur tronc, du développement de leur couronne, ainsi que de leur intérêt écologique, historique, social et paysager. Les critères sont pondérés et permettent à l’arbre évalué d’obtenir un certain nombre de points. À partir de 15 points, un arbre peut prétendre à une place dans l’inventaire cantonal des arbres remarquables. Une présélection de 21 arbres a ainsi été soumisse aux autorités cantonales.
Après évaluation du Canton, treize arbres ont été retenus et inscrits à l’inventaire cantonal des arbres remarquables.
Soutien financier de l’Etat
Par cette inscription, les treize arbres en question – en plus d’être protégés comme tous les arbres dont la circonférence est égale ou supérieure à 40 cm (mesurée à un mètre du sol) – bénéficient d’un soutien financier de l’État. Selon la LPrPNP, les frais d’entretien courant de ces arbres restent à charge des propriétaires fonciers, mais la Direction générale de l’environnement peut participer financièrement aux frais d’études sanitaires, ainsi qu’aux mesures spéciales de soins (haubanage, amélioration des conditions du sol, taille de sécurité, etc.) pour prolonger la durée de vie de ces arbres. Toute intervention sur un arbre remarquable dépassant l’entretien courant, y compris sur son système racinaire, à savoir une intervention d’adaptation, de conversion ou de restructuration visant à adapter le volume et la forme de l’arbre en raison de contraintes de place, ou à en modifier sa structure même, doit faire l’objet d’une autorisation préalable de la Direction générale de l’environnement.
Fiche d’identité propre
La moitié des arbres retenus sont des noyers et des tilleuls, mais on retrouve également un frêne commun, un saule blanc, un chêne pédonculé, un marronnier commun, un griottier et un hêtre pourpre. Tous ces arbres sont répertoriés dans le guichet cartographique cantonal, accessible depuis le site de l’État de Vaud (www.vd.ch), en recherchant la rubrique «Patrimoine arboré».
Chaque arbre dispose d’une fiche d’identité propre, comportant entre autres sa photo, sa localisation, ses caractéristiques et les critères pour lesquels il est considéré comme remarquable. ■