Antoine Seydoux enseigne la self-défense
Dans un monde où l’imprévu peut surgir à tout moment, savoir se défendre n’est pas un luxe, c’est quasiment une compétence de vie. Ayant appris qu’il existait un cours de self-défense à La Sarraz, à la Rue du Chêne 40, dans salle de boxe thaïlandaise Sentoo Muay Thaï Gym, on a voulu rencontrer Antoine Seydoux qui est entraineur de Muay Thaï- Self défense – MMA et Grappling. «Si je me suis destiné vers les sports de combat dès l’âge de 13 ans, nous dit-il, c’est parce que je manquais de confiance en moi. J’estime qu’on ne se dirige jamais par hasard dans ce type d’activité. C’est un besoin de surpasser nos peurs et de gérer le stress lorsque survient une agression.»
Meilleure gestion du stress
Pratiquer la self-défense («pas avant l’âge de 14 ans», conseille Antoine), c’est avant tout travailler sur soi. Peu à peu, la confiance en soi se renforce, la gestion du stress s’améliore, la concentration s’aiguise. Et la condition physique générale (force musculaire, coordination, flexibilité) progresse naturellement au fil des entraînements.
La self-défense et le close combat, qui sont enseignés par Antoine, se distinguent des arts martiaux traditionnels par une approche pragmatique: il ne s’agit pas de maîtriser des enchaînements spectaculaires, mais d’acquérir des réflexes efficaces en toutes circonstances, debout, en contre-appui ou au sol. Les techniques enseignées permettent de contrôler un individu menaçant tout en minimisant les risques de blessure, pour soi comme pour l’autre. Cette philosophie séduit autant les civils que les professionnels des forces de l’ordre.
Au final, la meilleure défense reste souvent celle qui évite l’affrontement. Et c’est aussi dans cet esprit que ces cours existent. À La Sarraz, si nous avons vu majoritairement des garçons sur le tatami, il y a tout de même des filles qui participent aux deux cours hebdomadaires de self-défense (le mardi et le jeudi soir de 19h30 à 21h): «Si je m’y suis mise, dit une participante, c’est que ce cours constitue une invitation à mieux se connaître, à repousser ses limites et à aborder le quotidien avec davantage d’assurance.» ■
Pascal Pellegrino





























