Un soleil s’est éteint à Cossonay

«C’est avec le cœur lourd que je vous annonce le décès de Jaseel. Il nous a quittés samedi soir (NDLR: 11 avril), entouré des siens et dans la paix. Jaseel, merci. Merci d’avoir rendu la vie de centaines de personnes plus heureuse. Merci pour tout l’amour, la joie et la bienveillance que tu as offerts sans jamais n’attendre rien en retour. Merci d’avoir fait de nous une famille.» Ces mots de Maya, qui secondait Jaseel Thalaikhalakhath, ont été écrits sur la page Instagram du magasin Au p’tit paradis indien à Cossonay. Et ces mots ont aussitôt été suivis par une multitude de réactions et de témoignages. Il faut dire que la personnalité chaleureuse, généreuse et bienveillante de Jaseel a marqué nombre de personnes, dont le soussigné.

La vitrine du magasin a été fleurie

Après une courte hospitalisation en mars, en lien avec un problème cardiaque, il s’est éteint en paix samedi passé 11 avril. Dès que la nouvelle de son décès s’est propagée, les hommages ont afflué sur les réseaux sociaux et des fleurs ont été déposées devant la vitrine du magasin. Sur la porte, un panneau indique que l’enseigne restera fermée jusqu’à nouvel avis.

Notre journal tient à adresser ses plus sincères condoléances à la famille de Jaseel ici en Suisse et aussi en Inde, avec une pensée émue pour ses deux filles Neela et Neleena; notre sympathie va également à ses proches, à ses amies et amis et à toutes les personnes qui ont fréquenté ce petit paradis indien si merveilleux.

Maintenant, Cher Jaseel, il va falloir apprendre à vivre sans toi. Un soleil s’est éteint et il fait déjà beaucoup plus froid. Merci infiniment de la personne rayonnante que tu as été et qui existera à jamais dans nos souvenirs.

Permets-moi maintenant de passer la parole à Claude-Alain Monnard qui, le 9 novembre 2018, avait fait ton portrait dans le Journal de la Région de Cossonay.

PASCAL PELLEGRINO, RÉDACTEUR EN CHEF

Adieu l’ami,
«Ton rire, tes conseils, les moments partagés,
Tout reste gravé, jamais effacé.
Toi l’ami, ton départ est une plaie ouverte,
Mais nos souvenirs sont une chanson offerte.
Même dans le silence, la mémoire chante
les mélodies du coeur. »

Finis l’accueil chaleureux dans sa boutique, son humanité, les propos échangés, les discussions profondes et légères, les cafés et thés appréciés, les grands gestes quand on passait en voiture devant le magasin et que Jaseel prenait l’air… Mais finis aussi les soucis, les questions, les étonnements, la non-compréhension de certains événements, les non-dits, l’exaspération, la lassitude… Jaseel nous a joué un sale tour quand il a quitté ce monde terrestre samedi 11 avril: le choc, l’émotion, la fulgurance, le drame, les pleurs, la tristesse, le bouleversement. Ses amis le décrivent comme une personne solaire et lumineuse qui aurait pu donner encore tant de cha leur, d’amour et d’énergie bienveillante.

Il est parti, «Bon voyage vers les étoiles» ou «Que la terre te soit légère», relatent d’anciennes formules douces.

Dans une de ses chansons, Jacques Brel dit que «Je prendrai, dans les yeux d’un ami, ce qu’il a de plus chaud, de plus beau et de plus tendre.»

Voilà donc ce qu’il faut garder de Jaseel qui nous avait déclaré: «Le futur? Difficile, car dans la philosophie hindouiste, le projet, c’est maintenant. Profite de l’instant, car si tu ne le fais pas, il sera perdu. Voilà, j’ai de la peine à voir plus loin. Je fais mon karma ici et maintenant. Après…?» La question reste en suspens.

Jaseel, ta perte s’avère incommensurable. Cependant, comme le dit Victor Hugo, «Les morts sont des invisibles, mais non des absents.»

Alors, adieu Jaseel.

CLAUDE-ALAIN MONNARD

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