Il a fallu neuf ans, depuis les prémices du projet, pour que le bâtiment de lʼancienne Gendarme-rie soit rénové. Samedi dernier, les Isloises et les Islois ont été très nombreux à aller constater le travail ac-compli dans cette bâtisse historique et emblématique du village. Celle-ci abrite désormais cinq apparte-ments en plus dʼun espace commercial qui accueille-ra un cabinet dʼergothérapie.
Municipal en charge des bâtiments pour encore quelques jours, Claude Rosat a emmené le projet depuis les débuts, en 2017. «Une motion concernant lʼavenir des bâtiments communaux avait alors été déposée. Deux priorités en étaient ressorties: lʼancienne Gen-darmerie et lʼHôtel de la Balance», se remémore-t-il.
Classé en note 2 au recensement architectural can-tonal, lʼédifice est dʼimportance, ce qui a considéra-blement complexifié et retardé le projet. Les travaux ont finalement démarré en janvier 2025. Il a fallu conserver ce qui a été inventorié, comme des chemi-nées dʼornement aujourdʼhui condamnée et des poêles à catelles. «Idéalement, on aurait aimé déplacer quel-ques murs pour revoir la configuration des apparte-ments et ajouter des salles dʼeau, mais cela nʼa pas été possible», regrette le municipal.
Le coût ? Près de trois millions de francs
Initialement, la création dʼun cabinet médical était envisagée au rez-de-chaussée. Cela nʼa pas pu se réali-ser. Absolument désireuse de maintenir un médecin sur son territoire, la Commune prévoit une nouvelle réalisation près de la grande salle qui comprendra un cabinet en plus dʼappartements. «Si tout va bien, cela sera prêt fin 2027», entrevoit Claude Rosat.
La rénovation de lʼancienne Gendarmerie a finale-ment coûté près de trois millions de francs. Cʼest qua-si un tiers de plus quʼescompté, en raison des particu-larités du bâtiment et des contraintes afin de maintenir le patrimoine.
Après avoir abrité le Café vaudois au début du XXe siècle, le rez du bâtiment a été occupé par un poste de Gendarmerie jusque dans les années 1990. Lui aussi municipal en fin de mandat, Eric Hostettler conserve de bons souvenirs du lieu: «Il faut savoir que Claude et moi, nous nous connaissons depuis petits. On a été convoqués à la gendarmerie car on avait maquillé nos vélomoteurs, sourit-il. Aujourdʼhui, on est fiers dʼavoir pu mener ce projet à bien pour notre village.»
Monique Moret, elle, a vécu avec son mari et leurs enfants dans le bâtiment. «De 1975 à 2021», précise la mémoire des lieux: «Lorsque je suis arrivée, on se chauffait encore au bois. Puis il y a eu le mazout et, en 2005, le raccordement au chauffage à distance.» Same-di dernier, elle a découvert son ancien foyer avec bon-heur. «Ce qui a été réalisé est magnifique!», sʼémeut-elle, posant pour la photo devant lʼancienne cheminée de la pièce de vie.
Les premiers nouveaux occupants sont attendus le 15 juillet, alors que les autres suivront au mois dʼaoût. Deux biens à louer cherchent encore preneur.
TEXTE ET PHOTOS MANUEL GREMION





























