Entretien du jardin de Terre-Accueillir

Samedi 14 mars, sous un soleil lumineux, nous avons notĂ© une belle activitĂ© au Jardin en permaculture situĂ© prĂšs de la place de La Tannaz, Ă  Cossonay. BĂąches, Ă©chelle, bĂȘches, brouette, pelles, rĂąteaux, sĂ©cateurs, plantoirs, enthousiasme, ardeur Ă  la tĂąche et bonne humeur ont Ă©tĂ© mis en Ă©vidence pour marquer ensemble le dĂ©but des travaux printaniers.

Pruniers, poiriers et cerisiers

«En automne dernier, nous avions pris la dĂ©cision de planter des arbres fruitiers avec l’idĂ©e de s’inscrire ainsi dans la durĂ©e et d’en faire un Ă©vĂ©nement de dĂ©part lors de cette premiĂšre rencontre!», dĂ©clare Pierre- AndrĂ© Diserens, un des responsables de l’association Terre Accueillir qui gĂšre ce jardin. Elisabeth ClĂ©ment, paysagiste, et Pierre-AndrĂ© Monachon, horticulteur, ont donc choisi des poiriers, des cerisiers et des pruniers. «Des arbres basse tige qu’on va tirer en palmettes sur un fil. Ils seront ainsi plus faciles Ă  rĂ©colter et prĂ©senteront quelque chose d’intĂ©ressant sur le plan visuel. Nous avons Ă©tĂ© les chercher Ă  la pĂ©piniĂšre ce matin et nous les avons mis en jauge le plus tard possible », dĂ©clarent les deux professionnels, ajoutant que si tout se passe bien, les premiers fruits devraient voir le jour, pour les cerisiers, d’ici deux-trois ans. Pour les autres arbres fruitiers, il faudra faire preuve d’un peu plus de patience.

Dompter le terrain

Des «hommes forts» se sont alors immĂ©diatement mis Ă  l’ouvrage pour creuser, en limite de parcelle, des trous accueillant ces arbres fruitiers. Travail pas Ă©vident car le terrain, assez irrĂ©gulier, montre, en certains endroits, une rĂ©sistance Ă  dompter. Un gros caillou qui coince, un manque d’habitude, une fatigue naissante, une chaleur grimpant sous l’effort
 mais les sourires demeurent et le travail avance! Pendant ce temps, les autres membres prĂ©sents s’affairaient ailleurs. Quelques-un(e)s ont creusĂ© une baissiĂšre permettant de capter l’eau qui descend dans la pente en cas de fortes averses, puis de l’infiltrer dans le sol et de cultiver sur la butte créée des plantes dans des conditions optimales. Des branches mortes d’un arbre ont Ă©tĂ© tronçonnĂ©es par mesure de sĂ©curitĂ©, des graines de carottes semĂ©es, des structures du jardin consolidĂ©es ainsi que divers premiers travaux de saison nĂ©cessaires rĂ©alisĂ©s dans la convivialitĂ©.

En ce temps de pandĂ©mie entraĂźnant des mesures de prĂ©caution indispensables Ă  respecter, les responsables du Jardin en permacuture se sont positionnĂ©s de la maniĂšre suivante: «Quelques membres s’y rendent assez rĂ©guliĂšrement de maniĂšre informelle et ils prennent garde aux distances sociales imposĂ©es. D’autre part, un groupe «Whatsapp Covid» a Ă©tĂ© créé sur lequel une liste de tĂąches Ă  faire est Ă©tablie, ce qui permet aux personnes allant y travailler d’annoncer leur prĂ©sence et d’indiquer ce qu’ils ont entrepris.» De quoi ĂȘtre sĂ»r que les mesures d’hygiĂšne puissent ĂȘtre appliquĂ©es. Enfin, le comitĂ©, dans une sĂ©ance «virtuelle», a dĂ©cidĂ© d’organiser sur place, durant le mois de mai, des ateliers pour cinq personnes.

Un bref historique

Au printemps 2017, au sein de la commission Agenda 21 de Cossonay, un groupe de travail s’était formĂ© avec pour objectif de mettre en place un jardin communal cultivĂ© selon les principes de la permaculture. La MunicipalitĂ© a mis alors un terrain Ă  disposition. «En mars 2018, l’urgence Ă©tait de rĂ©pondre Ă  l’appel de la pelle et de la pioche pour dĂ©buter les travaux! On ressentait une joie d’ĂȘtre ensemble et de rendre vivant ce jardin.» Au fil des mois, celui-ci a pris forme, les membres ou amis apportant divers plantons et matĂ©riel, des employĂ©s communaux mettant Ă  disposition du compost et des copeaux.

Au printemps suivant, une charte du jardin communautaire a Ă©tĂ© rĂ©digĂ©e avec une mise en Ă©vidence, entre autres, des notions de respect, de tolĂ©rance, de durabilitĂ© ou de partage des compĂ©tences. Le 25 mars 2019, une assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale a constituĂ© formellement l’association Terre Accueillir qui compte aujourd’hui une bonne vingtaine de membres actifs ainsi que quelques personnes amies.

«Enfin, avec la Commune, nous avons signĂ© le 1er juillet dernier une convention valable dix ans afin de rĂ©gler divers aspects assurant un bon fonctionnement. Et ça roule!», conclut Pierre-AndrĂ© Diserens. Ce dernier renseigne volontiers toute personne dĂ©sirant obtenir des informations et/ou intĂ©grer l’association Terre Accueillir. Voici ses coordonnĂ©es: padiserens@gmail.com et 021 731 25 19.

Claude-Alain Monnard

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