Cossonay, Des arbres fruitiers pour la permaculture de la Tannaz

Cossonay, Des arbres fruitiers pour la permaculture de la Tannaz
26 Avr 2020

Entretien du jardin de Terre-Accueillir

Samedi 14 mars, sous un soleil lumineux, nous avons noté une belle activité au Jardin en permaculture situé près de la place de La Tannaz, à Cossonay. Bâches, échelle, bêches, brouette, pelles, râteaux, sécateurs, plantoirs, enthousiasme, ardeur à la tâche et bonne humeur ont été mis en évidence pour marquer ensemble le début des travaux printaniers.

Pruniers, poiriers et cerisiers

«En automne dernier, nous avions pris la décision de planter des arbres fruitiers avec l’idée de s’inscrire ainsi dans la durée et d’en faire un événement de départ lors de cette première rencontre!», déclare Pierre- André Diserens, un des responsables de l’association Terre Accueillir qui gère ce jardin. Elisabeth Clément, paysagiste, et Pierre-André Monachon, horticulteur, ont donc choisi des poiriers, des cerisiers et des pruniers. «Des arbres basse tige qu’on va tirer en palmettes sur un fil. Ils seront ainsi plus faciles à récolter et présenteront quelque chose d’intéressant sur le plan visuel. Nous avons été les chercher à la pépinière ce matin et nous les avons mis en jauge le plus tard possible », déclarent les deux professionnels, ajoutant que si tout se passe bien, les premiers fruits devraient voir le jour, pour les cerisiers, d’ici deux-trois ans. Pour les autres arbres fruitiers, il faudra faire preuve d’un peu plus de patience.

Dompter le terrain

Des «hommes forts» se sont alors immédiatement mis à l’ouvrage pour creuser, en limite de parcelle, des trous accueillant ces arbres fruitiers. Travail pas évident car le terrain, assez irrégulier, montre, en certains endroits, une résistance à dompter. Un gros caillou qui coince, un manque d’habitude, une fatigue naissante, une chaleur grimpant sous l’effort… mais les sourires demeurent et le travail avance! Pendant ce temps, les autres membres présents s’affairaient ailleurs. Quelques-un(e)s ont creusé une baissière permettant de capter l’eau qui descend dans la pente en cas de fortes averses, puis de l’infiltrer dans le sol et de cultiver sur la butte créée des plantes dans des conditions optimales. Des branches mortes d’un arbre ont été tronçonnées par mesure de sécurité, des graines de carottes semées, des structures du jardin consolidées ainsi que divers premiers travaux de saison nécessaires réalisés dans la convivialité.

En ce temps de pandémie entraînant des mesures de précaution indispensables à respecter, les responsables du Jardin en permacuture se sont positionnés de la manière suivante: «Quelques membres s’y rendent assez régulièrement de manière informelle et ils prennent garde aux distances sociales imposées. D’autre part, un groupe «Whatsapp Covid» a été créé sur lequel une liste de tâches à faire est établie, ce qui permet aux personnes allant y travailler d’annoncer leur présence et d’indiquer ce qu’ils ont entrepris.» De quoi être sûr que les mesures d’hygiène puissent être appliquées. Enfin, le comité, dans une séance «virtuelle», a décidé d’organiser sur place, durant le mois de mai, des ateliers pour cinq personnes.

Un bref historique

Au printemps 2017, au sein de la commission Agenda 21 de Cossonay, un groupe de travail s’était formé avec pour objectif de mettre en place un jardin communal cultivé selon les principes de la permaculture. La Municipalité a mis alors un terrain à disposition. «En mars 2018, l’urgence était de répondre à l’appel de la pelle et de la pioche pour débuter les travaux! On ressentait une joie d’être ensemble et de rendre vivant ce jardin.» Au fil des mois, celui-ci a pris forme, les membres ou amis apportant divers plantons et matériel, des employés communaux mettant à disposition du compost et des copeaux.

Au printemps suivant, une charte du jardin communautaire a été rédigée avec une mise en évidence, entre autres, des notions de respect, de tolérance, de durabilité ou de partage des compétences. Le 25 mars 2019, une assemblée générale a constitué formellement l’association Terre Accueillir qui compte aujourd’hui une bonne vingtaine de membres actifs ainsi que quelques personnes amies.

«Enfin, avec la Commune, nous avons signé le 1er juillet dernier une convention valable dix ans afin de régler divers aspects assurant un bon fonctionnement. Et ça roule!», conclut Pierre-André Diserens. Ce dernier renseigne volontiers toute personne désirant obtenir des informations et/ou intégrer l’association Terre Accueillir. Voici ses coordonnées: padiserens@gmail.com et 021 731 25 19.

Claude-Alain Monnard