Margrit Oppliger et son époux sont entrés dans ce sport par l’intermédiaire de leurs deux fils, Marcel et Patrick qui ont débuté le basket à l’école, puis à SF Lausanne. «Les dirigeants avaient demandé à des parents de remplir le rôle d’officiels, afin d’accompagner les enfants aux matchs. Voilà comment on a mis un pied dans ce monde!»

Evoluant ensuite à Denges et remarqués pour leurs qualités, Marcel et Patrick ont été transférés à Cossonay par Jean Fernandez, l’entraîneur d’alors. «On a donc suivi leur parcours et on s’est de plus en plus impliqués, accompagnant l’équipe partout. J’étais un peu la femme à tout faire: entourer les joueurs, laver les maillots, préparer à manger. Puis on m’a demandé d’entrer au comité en 1991.» Non seulement Margrit accompagnait la «Une», mais aussi les juniors devenus champions de Suisse à trois reprises.

La montée en LNA constitue, aux yeux de Margrit, le «meilleur» souvenir parmi beaucoup d’autres. «On était le plus petit club d’Europe à jouer dans l’élite. Tous les joueurs que j’ai connus étaient fiers d’évoluer au sein de notre équipe. L’ambiance mise par les 600 à 900 spectateurs venant assister aux matchs était fabuleuse. Tout comme les déplacements en car au Tessin: c’était des fêtes si on gagnait. On chantait… J’ai même appris la youtze à quelques joueurs américains. Incroyable!», ajoute-t-elle, des étoiles dans les yeux.

« Une période dingue »

S’occuper du quotidien, ne pas compter ses heures, s’engager à fond pour le club, organiser des manifestations de soutien, voilà ce que Margrit (et bien d’autres) ont réalisé pendant des années. «Les joueurs étaient conscients de tous les efforts que nous, dirigeants, faisions pour eux.»

La relégation en 1998 a été un crève-coeur et «tous, on en a pleuré, mais ça devenait extrêmement difficile», poursuit Margrit. «Et demain?», lui ai-je demandé. «J’aimerais bien que ça reparte! Mais je ne sais pas comment le comité procède car, à mon avis, on ne peut pas fonctionner seulement avec Internet. La communication directe entre les gens est primordiale. Il faut aussi des sponsors de proximité et des joueurs qui vont chercher des amis, afin qu’un noyau se forme.»

Pour Margrit qui a quitté le comité en 2012, ces années constituent «une aventure que personne ne pourra m’enlever. Le BBC Cossonay, c’est une période dingue. J’aime bien le yodle, mais le basket tient une place plus grande encore avec tous ces moments chaleureux. Bien sûr, les manifestations qu’on organisait demandaient un travail énorme et beaucoup de préparation, mais voir les gens heureux me remplissait de joie!»

Claude-Alain Monnard