Les terrains aux abois

Alors que les championnats régionaux de football commencent dans une semaine, les entraînements des adultes ont repris courant juillet sur les terrains de football de la région, mais pas partout. A LʼIsle et à Daillens, la sécheresse a causé des dommages importants aux pelouses, qui nʼont pas été arrosées dans ces communes.

Lʼexplication coule de source: du côté de Daillens, les autorités ont imposé des restrictions dʼarrosage des espaces verts dʼagrément et, par conséquent, ont appliqué le même raisonnement au terrain de foot. «Nos deux sources souffrent, et nous ne sommes pas re liés au réseau de Lausanne qui puise dans le Léman», précise le syndic Frédéric Burnand. Et dʼassurer: «On fera tout pour que le terrain redevienne praticable cet automne. Et, oui, cela nécessitera quelques travaux.» Pour lʼheure, le rectangle demeure inutilisable jusquʼà nouvel avis.

Le FC Venoge et ses vingt équipes (soit quelque 350 petits et grands footballeurs) se retrouvent en ce moment cantonnés aux terrains de Penthalaz, car à Penthaz la surface est occupée par le Venoge Festival cette semaine encore.

A propos de Daillens, le président du club est moins optimiste que le syndic du village: «Si toutes les planètes sʼalignent, on aura un demi-terrain en octobre», se projette Sébastien Anger. Sans quoi il faudra attendre la fin de lʼhiver pour y rejouer au foot.

Et les enfants?

Une situation qui, évidemment, requiert des adaptations alors que les plus petits vont recommencer eux aussi à taper dans le ballon. Le nombre dʼentraînements des uns ou des autres risque de devoir être réduit pour ne pas reporter toute la charge sur les seuls terrains de Penthalaz. «Avec toutes nos équipes, on dénombre une centaine de matches par tour», souligne le président du FCV, qui va demander des inversions au calendrier (disputer des rencontres du premier tour à lʼextérieur) pour laisser souffler les pelouses.

A LʼIsle aussi, les terrains nʼont pas été arrosés, la consommation des personnes ayant été priorisée au vu des ressources en eau communale, explique la syndique Anne-Lise Rime. Qui plus est, le Giron du Pied des Jeunesses campagnardes à Moiry-Pompaples les utilise cette semaine pour différents sports.

Le FC Veyron-Venoge, qui trouve actuellement son bonheur à La Chaux, où lʼherbe est plus verte grâce au système dʼarrosage automatique installé récemment, fera ainsi le point la semaine à venir. «On doit attendre un peu avant dʼévaluer les solutions à appliquer», concède le président du club. Raphaël Junod.

Synthétiques à prévoir

Son homologue du FC Venoge, Sébastien Anger, redoute que la situation entraîne de nouveaux soucis, comme le mécontentement des joueurs et des parents si la situation demeure problématique trop longtemps.

A plus long terme, cela replace au sommet de la pile le sujet important de la réalisation de terrains synthétiques dans la région. «Avant, nous avions lʼargument de lʼhiver. Désormais, il y a aussi celui de lʼété», sourit le président du FC Venoge.

TEXTE ET PHOTO: MANUEL GREMION

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24 juillet 2026Infos