Le Directeur du Venoge Festival, Julien Finkbeiner fait le point à quelques jours de recevoir David Guetta.
« Impliqués et aimants, les gens ont donné une chance au Festival de grandir »
David Guetta, «la plus grande star que le Venoge Festival nʼa jamais eu», ouvrira les feux de l’événement, mardi 11 août. Le DJ de Love donʼt let me go est la tête dʼaffiche de la soirée supplémentaire du festival, imaginée pour son 30e anniversaire.
«La date sʼest vendue en moins de 29 minutes», révèle Julien Finkbeiner, CEO de Grand Chelem et directeur du Venoge Festival depuis 2023. Ainsi, 15 000 spectateurs fouleront le sol de Penthaz ce soir-là. La soirée urbaine de mercredi ainsi que celle consacrée aux années 1990-2000 du jeudi feront également le plein.
Le boss a de quoi avoir le sourire. «En 2025, nous avions franchi pour la première fois la barre des 50 000 spectateurs. On a pu revenir dans les chiffres noirs en trois ans et, à présent, le festival a lʼoccasion de fêter ses 30 ans, continuant à sʼaffirmer comme lʼun des grands événements estivaux du canton.»
Sacrée évolution
Quel chemin parcouru depuis l’époque où des parents d’élèves ont créé le festival, alors le RockʼnʼAir, afin de financer un local pour les jeunes à Penthalaz. De fil en aiguille, lʼévénement nʼa cessé de grandir, malgré quelques soubresauts. En 2023, Grand Chelem en a pris les commandes, une année après le déménagement sur le site actuel de la fête, à Penthaz. «Auparavant, il nʼy avait que des bénévoles à sa direction. Il nʼétait plus possible pour eux de maintenir un projet dʼune telle ampleur, avec un budget approchant les six millions de francs», souligne Julien Finkbeiner.
Une opportunité saisie par le spécialiste de lʼévénementiel, afin de «donner les moyens au Venoge Festival de grandir et de se pérenniser». A lʼheure actuelle, le festival a besoin dʼune moyenne de 10 000 spectateurs par soir pour garantir sa pérennité. «Notre but est de conserver un événement de qualité. Cela va de lʼaccueil à la mobilité en passant par la restauration avec 48 foodtrucks», assure le directeur, qui ajoute que la billetterie ne couvre que la moitié du budget de lʼévénement.
Lʼesprit a été conservé, avec des soirées thématisées. «Le Venoge Festival sʼest historiquement fait connaître par celles des années 80.» Cette année, le concept a évolué vers les années 90-2000. «On produit nous-mêmes un show unique, avec des danseurs, le son, la lumière et un maître de cérémonie, Helmut Fritz, reprend Julien Finkbeiner. Cʼest véritablement un show made in Venoge.»
Lʼhistoire singulière du festival régional se poursuit, lui qui est devenu, trente ans après sa naissance, lʼun des plus grands événements du genre en Suisse romande. «Impliqués et aimants, les gens lui ont donné une chance de grandir, même sʼil a connu quelques crises dʼados, comme tout enfant, image le patron actuel. Ce qui fait son succès, cʼest lʼamour que le public a pour lui, ce plaisir à aller y passer la soirée.»
Une surprise attendue
Le Venoge Festival tourne aujourdʼhui grâce à cinq personnes qui travaillent à lʼannée pour lui, ainsi que plus de 1200 bénévoles. Sa nouvelle mouture aura lieu du 11 au 15 août.
Avec un coup de cœur du directeur? «Mosimann a lancé son concept de dreamtrack qui cartonne. Il demande à des invités ou le public leur chanson parfaite pour la composer. Il lʼa notamment fait avec Gaëtan Roussel et Skip The Use, qui seront aussi à lʼaffiche le samedi 15. Il nʼest pas impossible quʼils se retrouvent à plusieurs sur scène…»
MANUEL GREMION





























